Une grande confusion existe fréquemment lorsqu'on
parle de la révolution d'une planète. Les astronomes
distinguent en particulier la révolution sidérale
d'une planète, c'est à dire la durée
d'une année pour cette planète, et sa révolution
synodique qui conditionne le retour de cette planète
dans le ciel des observateurs terrestres. Mais quelques petits
dessins vous en diront plus long que de grands discours...

Vénus parcourt son orbite autour du Soleil en un peu plus
de 224 jours : c'est sa révolution sidérale, la durée
d'une année vénusienne. Elle va donc bien plus
vite que la Terre, qui a besoin de 365 jours pour boucler
sa propre orbite.

Il en résulte une course poursuite entre les deux planètes,
dont Vénus sort toujours vainqueur dans leur course autour
du Soleil : régulièrement, Vénus rattrape
la Terre et la dépasse, la distance, s'en éloigne, avant de
la rattraper à nouveau. Au bout de 224 jours de révolution
sidérale, Vénus est revenue à son point
de départ mais n'a pas pas encore rattrapé la
Terre, qui s'est elle-même beaucoup déplacée entre-temps.

En fait, il faudra 584 jours à Vénus pour "rattraper" notre
planète : c'est sa révolution synodique. Ce qui signifie que
par rapport à nous, Vénus se retrouve au même point de sa
trajectoire apparente dans le ciel tous les 584 jours.

Ne confondez donc pas la révolution sidérale
d'une planète comme Vénus (224 jours) et sa
révolution synodique (584 jours). Pour un observateur
terrestre, c'est la révolution synodique qui va déterminer
le mouvement apparent et les caractéristiques visuelles (luminosité,
phases et diamètre) de Vénus. |