Alors que les étoiles filantes isolées sont généralement
des éclats d'astéroïdes arrachés
par des impacts très anciens, les essaims d'étoiles
filantes ont plus souvent pour origine des poussières
abandonnées derrière elles par les comètes
lorsqu'elles passent à proximité du Soleil.

Les essaims d'étoiles filantes apparaissent dans le ciel au
moment où la Terre vient traverser l'orbite de ces
petites poussières.

Toutes les étoiles filantes de l'essaim semblent jaillir d'un
même point du ciel, appelé le radiant. Traditionnellement,
on donne à un essaim d'étoiles filantes le nom de la constellation
dans lequel se trouve son radiant : les Perséides ont leur radiant
dans la constellation de Persée, les Léonides dans le
Lion, etc ...

|
Le radiant d'une pluie d'étoiles filantes |
Outre leur radiant, les essaims d'étoiles filantes sont caractérisés
par leur nombre d'étoiles filantes. Les astronomes utilisent
un indice très précis, le taux zénithal horaire,
qui est le nombre d'étoiles filantes à l'heure, si le
radiant de l'essaim était situé au zénith, et si
le ciel était d'une transparence parfaite, sans aucune pollution
lumineuse que ce soit du fait de la présence de la Lune ou bien
de celle de lampadaires intempestifs. Toutes conditions rarement réunies...
notamment en Normandie ! Par exemple, lors de la pluie d'étoiles
filantes du 19 novembre 2002, le taux zénithal horaire annoncé
était de 350 étoiles filantes / heure, soit une étoile filante
toutes les 10 secondes. Par contre, sur la plaine normande, avec un
petit voile de brume, il a fallu se contenter d'une bonne centaine d'étoiles
filantes / heure soit, pour le même phénomène, une étoile filante toutes
les 30 secondes, ce qui constitue déjà un bien joli spectacle.
C'est en 1836 et 1837 que les astronomes Adolphe
Quetelet et Edward Herrick démontrèrent le retour périodique annuel
des essaims d'étoiles filantes.
Vous trouverez ci-dessous les dates des principaux essaims d'étoiles
filantes depuis la France durant l'année. Pour voir la carte du ciel
montrant le radiant de l'essaim, cliquez sur le lien placé dans la première
colonne du tableau :
NOM |
MAXIMUM |
DUREE
(en jours) |
TAUX HORAIRE |
VITESSE
en km/s) |
SOURCE |
Quadrantides |
3 janvier |
0.4 |
130 |
42 |
Inconnue |
Lyrides |
22 avril |
1 |
15 |
48 |
Comète Thatcher |
Eta
Aquarides (=Bootides) |
6 mai |
6 |
55 |
66 |
Comète de Halley |
Perséides |
12 août |
3 |
90 |
60 |
Comète Swift-Tuttle |
Orionides |
17 octobre |
2 |
30 |
66 |
Comète de Halley |
Léonides |
18 novembre |
2 |
45 |
72 |
Comète Tempel-Tuttle |
Géminides |
14 décembre |
3 |
105 |
36 |
Astéroïde Phaéton |
Ursides |
22 décembre |
1 |
40 |
34 |
Comète Tuttle |
Les deux essaims les plus connus sont ceux des Léonides,
au mois de novembre, et l'essaim des Perséides au milieu du mois d'août.
Les Perséides sont aussi connues sous le nom de « larmes de Saint
Laurent » en mémoire du saint martyrisé par l'empereur Valérien
en 258 après JC, qui l'a condamner à mourir brûlé sur un gril de fer
rougi et dont la légende que ses larmes éteignirent le gril.
La prévision du pic maximal d'un essaim d'étoiles filantes
n'étant pas une science exacte, nous vous conseillons de commencer à
observer le ciel 2 ou 3 jours avant le pic théorique. Par ailleurs,
le phénomène lumineux de l'étoile filante est dû à l'ionisation des
hautes couches de l'atmosphère par le météore. Plus le météore est rapide
et plus cette ionisation est importante : pour cette raison, vous
verrez toujours plus d'étoiles filantes en 2° moitié de nuit, à cause
du sens de rotation de la Terre qui va s'additionner alors à la vitesse
propre des météorites, comme vous l'explique le petit schéma ci-dessous.
|
 |
Enfin, beaucoup plus exceptionnellement, les essaims
d'étoiles filantes prennent la dimension de véritables
tempêtes d'étoiles filantes, comme ce fut le cas lors des
mémorables crus 2001 et 2002 des Léonides. La superbe
photo ci-dessous, réalisée par Juan
Casado depuis l'Espagne en novembre 2002 donne une bonne idée
de l'exceptionnel spectacle qui a zébré le ciel durant
cette nuit-là...

|