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Les Satellites de JUPITER
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Retour sur Jupiter |
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Io
Europe
Ganymède
Callisto
La famille des satellites
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Les satellites Galiléens, les premiers
découverts
Lorsqu'il tourna sa lunette vers Jupiter, en
1610, Galilée découvrit avec surprise autour de
cette planète, quatre satellites. Ceux-ci sont
appelés, depuis, satellites galiléens. On
leur a donné le nom de personnages ayant joué,
d'après la légende, un rôle dans la vie du dieu
Jupiter. Ces quatre satellites ont des dimensions
comparables à celles des planètes du type de la
Terre : Europe, le plus petit, est presque de
même taille que la Lune, à peine moins gros. Quant
à Ganymède, le plus important, il a un
volume supérieur à celui de Mercure. Ils forment
un véritable modèle réduit du système solaire,
où Jupiter occupe la place du Soleil. Sans doute
sont-ils nés, comme les planètes autour de notre
étoile, dans un disque de matière qui entourait
Jupiter, à l'époque où celle-ci commença à évoluer
comme une étoile.
En 1979, les sondes Voyager et
Galileo nous ont révélé leur très étonnants visages.
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Photo NASA
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Io
Une prêtresse que le Dieu Jupiter aima et qu'il
transforma en génisse pour qu'elle échappe à la
jalousie de sa femme.
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Photosphère Image - 1440 x 720 .jpg
ImageVoyager, Galileo /NASA /JPL/Caltech. USGS
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Io - Un satellite volcanique
De ces quatre satellites, le plus proche de Jupiter
est Io. Il a pratiquement la taille de la Lune
(3630 km de diamètre). Il tourne autour
de Jupiter en 1 jour et demi. Mais il n'a rien
d'un astre mort, loin de là. Sa surface, au contraire,
apparaît semée de volcans en pleine activité.
Ceux-ci laissent échapper des panaches de gaz
et de laves de soufre qui s'élèvent parfois jusqu'à
300 km d'altitude. La sonde américaine Voyager
1, photographia en 1979 d'une distance de 490
000 km une éruption volcanique dont le panache
de gaz jaillit à une altitude de 160 km et à
une vitesse de 2000 km/h environ. Ces matériaux
coulent ensuite au sol avant de se congeler au
contact des terrains. La surface est ainsi continuellement
renouvelée, elle est composé de roches
et de soufre. Voilà pourquoi on n'y voit aucun
cratère de météorite. Sa couleur est un autre
indice de son extrême jeunesse à l'échelle de
l'Univers. Celle-ci présente des teintes vives,
ayant pour dominante le rouge. Quant à son intense
volcanisme, il serait dû à des marées exercées
par l'attraction combinée de Jupiter, d'Europe
et de Ganymède. N'imaginez pas cependant Io comme
un monde de feu, un enfer bouillant, terriblement
chaud. C'est un astre brûlant en profondeur, mais
glacé en surface. En plein Soleil, la température
ne dépasse pas - 175 °C et quand le satellite
traverse l'ombre de Jupiter, ce qui se produit
toutes les 42 heures pendant 2 heures environ,
celle-ci s'abaisse à - 240 °C. On observe alors
un phénomène tout à fait curieux : Io sort de
l'ombre parée d'un blanc éclatant, sans doute
parce qu'une très mince pellicule de givre a recouvert
sa surface.
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Photo NASA
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Europe
Une jeune fille que le Dieu
Jupiter, métamorphosa en taureau, et qu'il transporta
jusqu'en Crète (une île grecque).
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Photosphère Image - 1440 x 720 .jpg ImageVoyager
/NASA /JPL/Caltech. USGS
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Europe - Un monde de glace
Europe, est à peine plus petit mais très différent
(3138 km de diamètre). Il tourne autour
de Jupiter en 3 jours et demi. Il a une surface
recouverte d'une carapace de glace et lisse comme
celle d'une boule de billard. Elle porte simplement
un impressionnant réseau de fissures. Celles-ci
s'étendent sur des centaines de kilomètres de
long, mais elles n'ont, en général, que quelques
kilomètres de large et leur profondeur demeure
très faible, 50 m tout au plus. Elles résultent
peut-être de « tremblements de glace » périodiques.
En revanche, on ne distingue pas le moindre cratère
d'impact de météorite, comme si une fusion de
la couche de glace venait régulièrement niveler
le relief. En fait, il existe sans doute plusieurs
couches de glace superposées, reposant sur un
socle rocheux situé à quelques dizaines de kilomètres
de profondeur. Peut-être existe-il également
sous la surface gelée d'Europe un gigantesque
océan : la vie aurait-elle pu y éclore
?
La sonde Voyager 2 photographia en juillet 1979
d'une distance de 240 000 km environ, la surface
d'Europe couverte de glace, très lisse, et striée
de fissures enchevêtrées.
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Photo NASA
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Ganymède
Un très beau prince troyen que le Dieu Jupiter,
vint enlever, déguisé en aigle, pour en faire l'échanson
des dieux de l'Olympe. |
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Photosphère Image - 1440 x 720 .jpg ImageVoyager
/NASA/JPL/Caltech. USGS
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Ganymède - Une terre de contrastes
Ganymède, d'un type encore différent. Son diamètre
de 5 280 km en fait non seulement le plus gros
satellite de Jupiter, mais le plus imposant de
tous les satellites du système solaire. Il tourne
autour de Jupiter en 7 jours.Sa surface juxtapose
des terrains sombres, anciens, riches en cratères
d'impact, et des terrains clairs, beaucoup plus
jeunes, correspondant à des affleurements de glace.
De certains cratères émanent des sillons parallèles
qui se recoupent jusqu'à former un réseau complexe.
Ce sont peut-être les traces de coulées d'eau
boueuse nées de l'impact de météorites, qui ont
raviné le sol avant de geler. D'autres cratères
apparaissent auréolés de traînées blanches, les
impacts des météorites qui ont creusé ces cratères
auraient fait jaillir de l'eau, et celle-ci se
serait solidifiée en retombant au sol, y déposant
une couche de givre. Ganymède laisse à
penser quau total elle renfermerait un peu
plus de 50 % d'eau (en masse).
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Photo NASA
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Callisto
Une princesse dont tomba amoureux le Dieu Jupiter
et que Junon, sa femme, dans une crise terrible
de jalousie, changea en ourse.
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Photosphère Image - 1440 x 720 .jpg ImageVoyager
/NASA/JPL/Caltech. USGS
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Callisto - Un astre mort
Callisto, le dernier des satellites galiléens
(4800 km de diamètre). Il tourne autour
de Jupiter en 17 jours. La proportion de glace
semble encore plus importante à l'intérieur de
celui-ci. Sa surface apparaît saturée de cratères
d'impact : ce sont là des vestiges du bombardement
intensif de météorites qui a sévi pendant la jeunesse
du système solaire. Le satellite, depuis, a gardé
le même visage et de tous les corps du système
solaire, il est sans doute celui qui a la surface
la plus ancienne.
La formation la plus spectaculaire qu'on y ait
découverte est un grand bassin circulaire d'environ
600 km de diamètre, entouré d'une série de remparts
concentriques éloignés les uns des autres de 50
à 200 km, qui s'étendent au total sur un rayon
de 1 500 km environ. Ce bassin, baptisé
du nom de Walhalla, le paradis des anciens dieux
scandinaves, est probablement la cicatrice de
l'impact d'une très grosse météorite. Celle-ci,
en tombant, fit fondre la croûte de glace. Dans
le lac ainsi formé, apparurent toute une série
de vagues, comme lorsqu'on jette une pierre dans
un bassin. Mais, la température étant très basse,
l'eau se retransforma rapidement en glace, et
les vagues se figèrent.
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Retour
sur Jupiter |
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Une
famille nombreuse de petits satellites
Autour de Jupiter gravitent douze autres satellites
de plus petite taille, de quelques dizaines de
kilomètres de diamètre ou de quelques dizaines
de mètre seulement, ce sont certainement
des corps qui tournaient autrefois autour du Soleil
sur des orbites indépendantes mais qui ont été
"capturés" par l'attraction gravitationnelle
de Jupiter en passant trop près de lui. Ils représentent
l'équivalent de Phobos et de Deimos autour de
Mars.
1 - Ceux qui tournent dans le sens direct, cest
à dire dans le sens inverse des aiguilles d'une
montre, ont reçu des noms qui se terminent
par la lettre "a"
: Léda, Himalia,
Lysithéa, Élara,
Adrastéa.
2 - Ceux qui tournent dans le sens rétrograde,
cest à dire dans le sens des aiguilles d'une
montre, ont reçu des noms qui se terminent
par la lettre "e"
: Ananke, Carme,
Pasiphaé, Sinope,
Thébé.
Seule exception, (celle qui confirme la règle
!) : le satellite Amalthée, qui tourne dans le
sens direct, découvert en 1892, encore plus près
de Jupiter que Io. Il porte le nom de la chèvre
qui, selon la légende, a nourri le dieu Jupiter
lorsqu'il était enfant. C'est un gros rocher
rougeâtre, de forme allongée, qui mesure environ
270 km de long sur 155 km de large.
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Les 16 satellites de Jupiter selon leur distance
de la planète.
Celui du haut est le plus proche de Jupiter
et à léchelle.
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voir
image
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Nom
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n°
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Année de découverte
et découvreur
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Distance au centre de Jupiter
(km)
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D (m)
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Métis
|
16
|
1979
|
S.P. Synnot (USA)
|
127 600
|
(40)
|
Adrastée
|
15
|
1979
|
D. Jewitt (USA)
E. Danielson (USA)
E. Barnard (USA)
|
128 400
|
(30)
|
Amalthée
|
5
|
1892
|
E. Barnard (USA)
|
181 000
|
265 x 140
|
Thébé
|
14
|
1979
|
S.P. Synnot(USA)
|
222 400
|
(70)
|
Io
|
1
|
1610
|
Galilée (G. Galiléi)
(I)
|
422 000
|
3 630
|
Europe
|
2
|
1610
|
Galilée(G. Galiléi)(I)
|
671 000
|
3 130
|
Ganimède
|
3
|
1610
|
Galilée (G. Galiléi)
(I)
|
1 070 000
|
5 280
|
Callisto
|
4
|
1610
|
Galilée (G. Galiléi)
(I)
|
1 880 000
|
4 820
|
Léda
|
13
|
1974
|
C, Kowall (USA)
|
11 134 000
|
(10)
|
Himalia
|
6
|
1904
|
C. Perrine(USA)
|
11 478 000
|
(170)
|
Lysithéa
|
10
|
1938
|
S. Nicholson (USA)
|
11 720 000
|
(20)
|
Élara
|
7
|
1905
|
C. Perrine (USA)
|
11 737 000
|
(80)
|
Ananké
|
12
|
1951
|
S. Nicholson (>USA)
|
21 209 000
|
(20)
|
Carme
|
11
|
1938
|
S. Nicholson (USA)
|
22 564 000
|
(20)
|
Pasiphaé
|
8
|
1908
|
P Melotte (GB)
|
23 457 000
|
(30)
|
Sinope
|
9
|
1914
|
S. Nicholson (USA)
|
23 725 000
|
(20)
|
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