Cette histoire se passe à une époque reculée où les mûriers étaient
blancs. Deux jeunes amoureux, Thysbé et Pyrame devaient s'aimer en cachette
du fait de l'opposition de leurs parents à cette union : aussi se rencontraient-ils
en cachette.
Pyrame avait donné rendez-vous à son aimée dans la campagne sous un grand
mûrier blanc, près d'un petit ruisseau. Thysbé arriva la première et s'assit
pour attendre son amant quand surgit une lionne, la bouche ensanglantée
de son dernier repas. Prise de panique, Thysbé s'enfuit en abandonnant
son voile blanc derrière elle. La lionne, qui désirait seulement boire
au ruisseau, étancha sa soif puis se mit à jouer avec le voile en le déchiquetant
et finit par s'allonger. C'est alors qu'arriva Pyrame qui reconnut immédiatement
le voile, maintenant en lambeaux, au côté du fauve et en déduisit que
Thysbé s'était faite dévorer. Ne supportant pas la disparition de son
amour, il se transperça de son glaive. Ayant surmontée sa frayeur, Thysbé
revint sur les lieux et découvrit le corps de Pyrame. Elle comprit qu'il
s'était tué par amour pour elle, aussi elle saisit le glaive et fit de
même.
Depuis ce jour, les mûriers ne sont plus blancs mais pourpres. Et la
Lionne trouve sa place dans le ciel comme constellation zodiacale.
Une autre légende mythologique rattache cette constellation au lion
de Némée, un monstre terrible qui, pour certains, est arrivé sur Terre
avec une comète; et pour d'autres serait arrivé dans la région de Némée
par l'intermédiaire malfaisante de la déesse Héra. Ce monstre habitait
une caverne à deux issues, était invulnérable tant sa peau était dure
et se nourrissait des troupeaux et habitants environnants. Le premier
des 12 travaux d'Hercule fût de terrasser ce lion. Il tenta d'abord de
l'attendre de ses flèches, en vain, tant le cuir de l'animal était coriace.
Alors, il le menaça de sa terrible massue d'olivier, le forçant à se réfugier
dans sa tanière et en boucha une issue. Puis, Hercule saisit le lion à
bras le corps et l'étouffa à la force de ses seuls bras. Ensuite, il prit
sa peau et la revêtit pour se protéger des flèches de ses ennemis. Le
lion fût placé au firmament par Zeus pour commémorer l'exploit de son
fils.

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