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Ptolémée et le Géocentrisme
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La discipline toute particulière qu'est l'astronomie, inspira de
nombreuses civilisations, à commencer par les Babyloniens au IIIème
millénaire avant notre ère, pour qui les cieux restaient le reflet
de la destinée des hommes.
Il fallut attendre l'avènement des Grecs et de leurs différentes
écoles telles que celles de Platon, d'Aristote et d'Alexandrie dont
faisait partie Ptolémée, pour qu'apparaissent les premières tentatives
d'explication rationnelle du mouvement des astres.
Avec son livre «l'Almageste» et ses différentes mesures très précises
Ptolémée donna une bouffée d'oxygène à l'astronomie.
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I)
Retour historique sur l'astronomie
Le cosmos qui fait un toit à la Terre a attiré naturellement la
curiosité de l'être humain dès que celui-ci a été capable d'une
réflexion soutenue. L'importance des mythes relatifs au ciel, aux
astres, aux planètes, au Soleil et à la Lune dans les religions
antiques et primitives témoigne de la place de choix qu'occupait
le monde des phénomènes célestes. Les premières traces écrites de
cet intérêt des hommes pour l'astronomie remonte aux Babyloniens
(ou Chaldéens), établis au confluent du Tigre et de l'Euphrate :
ils nous ont légué de nombreuses tablettes couvertes d'inscriptions
cunéiformes aujourd'hui déchiffrées.
Ils étudièrent avec soin le mouvement des astres, dès le III ème
millénaire avant JC, ils multiplièrent les observations et s'aperçurent
très tôt que les planètes, le Soleil, la Lune parcourent sensiblement
la même région du ciel : l'écliptique.
Ils groupèrent les étoiles en constellations et ils établirent un
calendrier fondé sur les phases de la Lune. Ils s'attachèrent à
prédire soigneusement les éclipses de Lune et de Soleil, événements
très redoutés à cette époque.
Prédire l'avenir des hommes et de leurs destinées a permis à l'astronomie
chaldéenne d'atteindre un niveau remarquable : ils croyaient
que la destinée était inscrite dans les cieux et les étoiles; d'ailleurs
l'observation des astres était réservée aux prêtres, fonctionnaires
chargés d'annoncer d'après l'examen du ciel les événements intéressant
l'Etat.
Il fallut attendre le VI ème siècle avant notre ère l'apport des
Grecs et donc de Ptolémée pour que s'instaure progressivement une
rationalité scientifique écartant magie, astrologie et surnaturel
de l'interprétation des phénomènes célestes.
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II) la vie de Ptolémée
(Ptolémée)
Ptolémée Claude, un astronome, géographe et mathématicien grec
qui faisait partie de l'école d'Alexandrie. En dépit de son influence
dans l'histoire de l'astronomie, on sait très peu de choses sur
sa vie, il ne nous est parvenu aucune biographie. Où il naquit,
où il mourut reste un mystère. Il est probablement né dans la ville
grecque de Ptolémaïs d'Hermias dans la province de Thébaïde en Haute
Egypte, qui à cette époque appartenait à la Grèce, en l'an 90 ou
100. Il a résidé pendant un long moment à Canope à l'embouchure
ouest du Nil où il mourut en 170 ou 180 après JC sans aucune certitude.
Mais son prénom Claude permet de penser aussi qu'il était peut-être
citoyen romain.
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III) Les conceptions de Ptolémée sur le monde
et l'univers, son système géocentrique
Son
uvre très étendue reste aujourd'hui connue surtout en géographie
et en astronomie. Son livre «l'Almageste» est une vaste compilation
des connaissances astronomiques et géographiques des Anciens. Ptolémée
imaginait en particulier qu'une grande terre inconnue limitait l'océan
indien vers les hautes latitudes et joignait l'Afrique à l'Asie
orientale. Cette conception d'un immense continent austral sera
conservée jusqu'à la Renaissance. D'ailleurs Mercator,
mathématicien et géographe flamand, né à Rupelmonde en 1512 et mort
à Duisburg en 1594, le portera sur sa carte et il sera vite le principal
objectif de la découverte du monde après la reconnaissance de l'Amérique.
(Mercator)

(Copernic) Ptolémée imaginait aussi que la Terre était fixe au centre
de l'Univers et développa un système cosmologique ingénieux (dont
on sait aujourd'hui qu'il est cependant faux) apte à rendre compte
des mouvements astronomiques observés à son époque : le géocentrisme.
C'est à partir de son ouvrage le plus célèbre «l'Almageste» que
l'on trouve les principes qui furent à la base de cette astronomie
antique. Ce modèle de l'univers s'imposa jusqu'à la Renaissance,
où Copernic le récusa pour essayer de proposer un nouveau
système, l'héliocentrisme, où c'est le Soleil qui est au centre
de l'univers au lieu de la Terre.
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IV) Le système géocentrique de Ptolémée
Le système géocentrique
En
fait, Ptolémée n'a fait que reprendre et systématiser des conceptions
géocentriques antérieures à Aristarque car ce dernier (né à Samos
en -310 et mort en -230) supposait à juste titre, 18 siècles avant
Copernic, que la Terre tournait sur elle-même et autour du Soleil,
mais ses idées furent rejetées comme impures.
Le système géocentrique de Ptolémée partait du principe que le
cercle (une figure parfaite et divine) est le fondement de l'univers.
La Terre est donc une sphère entourée d'une série de sphères de
cristal concentriques, portant les différentes planètes et d’une
sphère extérieure contenant les étoiles. Toutes ces sphères se meuvent
à une vitesse constante. Chaque planète comme la Terre a une orbite
circulaire autour d'un centre situé dans la sphère des planètes
mais soumis lui-même à un mouvement circulaire appelé déférent.
Ptolémée expliquait les saisons par des variations de la proximité
du Soleil, l'orbite de celui-ci étant supporté par un épicycle dont
le centre était entraîné le long de l'écliptique.
Mais ce système ne permettait pas d'expliquer totalement ni les
mouvements de la Lune ni les mouvements des planètes dans le ciel.
Ignorant que les orbites de ces astres ne sont pas des cercles mais
des ellipses, Ptolémée va réaménager son système d'épicycles pour
essayer de le faire coïncider avec les phénomènes observés dans
le ciel. Il va en particulier imaginer que les orbites des planètes
forment des épicycles dont le centre est entraîné le long d'un cercle
qu'il appelle déférent dont la particularité est que la Terre n'en
est pas le centre : la Terre est un peu excentrée par rapport au
centre du cercle déférent. A la position de la Terre correspond
un point symétrique, appelé le point équant.
Pour
calculer la taille de ses épicycles et ses déférents, Ptolémée utilisera,
pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, la technique
du calcul par approximations successives à partir des positions
des planètes dans le ciel au moment de leur opposition. La règle
du jeu est assez simple : après avoir éliminé les données douteuses
car trop imprécises, Ptolémée prenait ces données par trois afin
de calculer les paramètres du cercle déférent, du point équant et
de l'épicycle de chaque planète. Puis il reprenait un second paquet
de 3 données, recommençait ses calculs, afin d'obtenir de nouveaux
paramètres pour sa planète. Puis même manipulation avec un troisième
paquet de données, Ptolémée écartant alors les paramètres qui divergeaient
de manière trop importante. De proche en proche, Ptolémée finissait
par ne garder que les paramètres les plus proches de la moyenne
qui devenaient ainsi les paramètres de référence de la planète.
Bien évidemment, cette méthode était totalement tributaire de la
précision des mesures des positions des planètes dans le ciel.
Et malgré cette précision, les acrobaties sophistiquées du modèle
de Ptolémée ne parvinrent jamais à expliquer tout à fait les mouvements
des planètes ni à garantir leur prévision. C'est pourquoi l'univers
géocentrique de Ptolémée finit par être remis en cause, par Copernic
tout d'abord, qui émit l'hypothèse selon laquelle c'est le Soleil
qui est au centre du système solaire, suivi par Galilée puis par
Képler qui eût l'intuition géniale que les orbites des planètes
n'étaient pas des cercles mais des ellipses et qui réussit, à partir
de cette découverte, à calculer enfin avec exactitude les mouvements
réels des planètes.
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V) L'almageste et autres découvertes et inventions.
Jusqu'à la fin de l'Antiquité, l'ouvrage majeur de Ptolémée, «l'Almageste»
fut appelé le «Mégiste syntaxis» en opposition à une autre uvre
mineure. Les Arabes ont transformé le titre en «Al-Majisti» qui
fut traduit en latin par les moines du Moyen-Age sous le nom de
«Almagistum».
L'Almageste
est un traité qui comporte plusieurs livres, au nombre de 13. Les
2 premiers sont consacrés aux bases philosophiques et scientifiques
sur lesquelles reposent toutes les autres théories de Ptolémée
: en particulier on y découvre une conception de l'univers entièrement
mathématique. Ptolémée y expose aussi la trigonométrie avec sa première
fonction jusqu’alors unique dite « corde » utilisée
à la place du sinus moderne.
La Terre est rigoureusement immobile, et se trouve au centre du
système de Ptolémée. Ses dimensions sont négligeables par rapport
à l'extension de l'univers. Il y a 2 cercles de références fondamentaux :
l'équateur et écliptique, qui se coupent selon un angle valant
11/83 ème de la circonférence, comme l'avait déjà calculé Erathostène
et Hipparque. Le jeu de ces 2 cercles est la structure cardinale
de l'astronomie ancienne. Ptolémée affirme dans ce livre que le
mouvement de la sphère stellaire le long de l'équateur entraîne
toutes les sphères planétaires qui cependant courent à l'oblique
le long de l'écliptique.
Dans le second livre consacré au Soleil, Ptolémée propose de trancher
entre un mouvement excentrique (trajectoires circulaires dont le
centre bien que proche de la Terre ne coïncide pas avec celui-ci)
et mouvement épicycloïdal (la trajectoire de la planète est la résultante
de son mouvement circulaire uniforme autour d'un centre qui lui-même
se déplace autour de la Terre). En mesurant la durée des saisons
il trouva la même position du Soleil qu'Hipparque : une fois
de plus les 2 mouvements apparaissaient équivalents. Il opta en
définitive pour le mouvement excentrique car il ne nécessitait qu'une
seule étape de calcul au lieu de deux.
Il n'en est pas de même pour la Lune traitée dans les 4ème,
5ème, 6ème et 7ème livres, dans
la mesure où son apogée migre le long de l'orbite autour de la Terre.
Il a été contraint d’adopter un système d'épicycles dont le
déférent est excentrique (donc non centré sur la Terre). Même si
le modèle n’est pas adapté aux quadratures (le 1er
et dernier quartier de la lune) il décrit tout de même très bien
les éclipses.
Les 8ème et 9ème livres traitent des étoiles
et comprennent le plus ancien catalogue d'étoiles parvenu jusqu'à
nous : une liste majestueuse de près de 1022 objets réunis
en 48 constellations (12 pour le zodiaque, 21 dans l'hémisphère
boréal et 15 dans l'hémisphère austral). Leurs positions sont mesurées
avec une précision de 1/6 de degré près, et pour la première fois
la magnitude des étoiles est subdivisée en 6 classes : la ou
les 1ères étoiles qui apparaissaient à la nuit tombante
étaient classées comme de magnitude 1, puis les étoiles qui apparaissaient
en second étaient classées de magnitude 2, etc... Ce catalogue date
de 137 après JC.
Les
5 livres suivants concernent les planètes. Pour des cas aussi simples
que Mercure et Vénus, Ptolémée prend des épicycles autour de la
position du Soleil, leurs dimensions sont facilement calculées par
les mesures angulaires de leurs élongations respectives.
Pour les autres, les choses se gâtent à cause de leurs mouvements
en partie rétrogrades comme Mars par exemple.
Dans les 2 derniers livres, Ptolémée met en tableau les arcs, les
orbites planétaires, les instants d'inversions du mouvement des
planètes et les valeurs de la latitude écliptique.
Il conclut son uvre avec le problème du lever et coucher
héliaque des planètes (se dit du lever d'un astre qui a lieu peu
avant celui du Soleil, et le coucher d'un astre peu de temps après
celui du Soleil) des données d'un intérêt fondamental pour les prévisions
astrologiques, ce sur quoi on appuyait généreusement les observations
astronomiques et les récits cosmogoniques.
D'autres titres de livres sont attribués à Ptolémée, avec plus
ou moins de certitude, notamment «l'Analemme». Il a également travaillé
sur l'optique, notamment sur la réflexion et la réfraction de la
lumière, car les Grecs connaissaient le pouvoir grossissant du verre
et sa capacité à concentrer les rayons du Soleil.
L'autre livre très célèbre de Ptolémée est sa «géographie»,
d'une remarquable précision pour l'époque; dans cet ouvrage, le savant
compile toutes les sources connues à son époque pour réaliser une
représentation du monde antique.
Ptolémée a inventé des instruments tels que l'astrolabe (instrument
permettant d'obtenir pour une latitude donnée une représentation
plane simplifiée du ciel à une date quelconque), ainsi que des planisphères
et des globes célestes.
L'astrolabe

Instrument inventé par Ptolémée pour mesurer la
hauteur du Soleil,
au moyen de l'ombre projetée par une baguette, d'un fil à plomb
et d'une échelle graduée.
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VI) L'école d'Alexandrie.
Pendant
des centaines d'’années et ceci bien après la mort de Ptolémée,
les philosophes et les astronomes ont rivalisé d'ardeur pour tenter
de donner une explication et une description correctes de l'univers.
Certes leur cosmologie restait très arbitraire mais contrairement
à leurs prédécesseurs, ils ne s'en tiendront pas à de simples constatations,
ils s'efforceront de comprendre du mieux qu'ils pouvaient le mouvement
des astres, s'interrogeant sans cesse sur la distance des corps
célestes et cherchant à déterminer les dimensions de la Terre, de
la Lune et du Soleil. Pour ceci les différents philosophes, mathématiciens
et astronomes ont fondé des écoles, comme Thalès (né à
Millet en -636, et mort en -546), Pythagore (né en -585 à Samos
et mort en -500), et ainsi de suite bien au-delà de la mort de Ptolémée.
Nous parlerons plus précisément de l'école d'Alexandrie dont faisait
partie Ptolémée.
A la suite des conquêtes d'Alexandre Le Grand, la culture et la
langue grecques pénètrent très largement en orient, et l'activité
scientifique se concentre dans le sud du bassin Méditerranéen et
tout particulièrement à Alexandrie. L'astronomie va durant cette
période connaître un développement remarquable grâce à l'application
combinée des mathématiques, de la mécanique, et de la technique.
Le premier représentant de l'école d'Alexandrie est Euclide
( né vers 300 av JC ).
(Euclide)
Il inventa le plan euclidien, la théorie des nombres irrationnels,
les éléments, les axiomes, le postulat, Euclide fut le synonyme
de perfection.
Citons aussi Aristarque de Samos dont l’activité scientifique
se situe aux alentours de 280 avant JC. Sa découverte essentielle
fut d'être arrivé à mesurer le temps que met le disque lunaire à
traverser l'ombre de la Terre lors d'une éclipse totale de Lune,
grâce à quoi il parviendra à évaluer le rapport du rayon lunaire
au rayon terrestre (à peu près 1/3). Avec une méthode de trigonométrie
il essayera de comparer les distances de la Lune et du Soleil mais
sans grand succès. Par contre il concevra quelques 17 siècles avant
Copernic un système héliocentrique mais sa découverte n'eut aucun
écho et fut tout simplement étouffée par la théorie géocentrique.
Aristarque partagea sa place avec Archimède né en -287
à Syracuse et mort en -212, il fut le plus grand génie de ce temps.
La
compétence d'Archimède fut universelle : calcul du volume d'un
cylindre, de la sphère, calcul d'une valeur approchée, étude du
système de levier, la fameuse vis sans fin, la découverte du principe
d'Archimède (tout corps plongé dans un liquide ou un gaz, reçoit
une poussée vers le haut et qui est égale au poids du volume de
liquide déplacé). Il fit même construire des machines de guerre.
Avec ses inventions et ses découvertes il allie l'extrême rigueur
au souci d'une application pratique. (Archimède)
(Eratosthène)
A la même époque le géodésien Erathostène, né en -284 à Cyrène et
mort en -192, mesure la longueur de la circonférence terrestre.
Et sa découverte procédant d'une méthode juste (le principe des
gnomons) permit aux astronomes alexandrins d'évaluer la distance
de la Lune à la Terre, connaissant le rapport du rayon lunaire au
rayon terrestre.
Mais c'est Hipparque qui remporte le titre de plus grand astronome
de tous les temps dans l'école d'Alexandrie durant l'Antiquité.
Il vécut au 2ème siècle avant JC, il est né en -190,
et mort en -125. Il eut l'idée de classer les astres par grandeur
et dressa le premier catalogue d'étoiles. Il découvrit, en comparant
ses propres observations à celles de ses prédécesseurs, la précession
des équinoxes. Fondateur de la trigonométrie, il donna la théorie
des mouvements de la Lune et du Soleil (bien avant Ptolémée) en
expliquant en particulier le mécanisme des éclipses.
L'école
d'Alexandrie a également compté dans ses rangs une femme (et oui !) :
Hypathie, fille de Théon d'Alexandrie, savant du 4 ème siècle
après JC. Erudite, elle diffusa des uvres de mathématiques
et d'astronomie, ce qui lui valut d'être lapidée en 415. Elle fut
la dernière représentante de l'école d'Alexandrie. (Hypathie)
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VII) La décadence de la science grecque.
Le travail et le système de Ptolémée reflètent tout à fait les
qualités et malheureusement les défauts de la pensée scientifique
grecque. En ayant l'idée d'un ordre permanent sous jacent du monde,
les Grecs ainsi que Ptolémée ont créé la théorie scientifique et
donné à la science le visage que nous lui connaissons aujourd'hui.
Sous leur impulsion, l'astronomie s'est transformée en une science
mathématique, fondée sur des observations précises et rigoureuses.
En demeurant toutefois encore trop abstraite, elle n'a pu réaliser
la connexion entre mathématique et physique, entre calculs et expériences,
qui conditionnent aujourd'hui le progrès des sciences quelles qu'elles
soient, aussi la mathématique grecque annonce son déclin tout doucement
mais l'école d'Alexandrie poursuit cependant son effort. Mais la
science grecque s'effondre dans des querelles mystiques de ses adeptes,
et les derniers coups seront portés par les chrétiens hostiles à
ce savoir, je cite, «païen». Les idées sombrent alors dans la confusion
la plus totale. Rome à présent domine à son tour le monde, mais
l'intérêt de ces derniers pour les mathématiques se limitera aux
travaux d'arpentage.
L'apport des Grecs n'est pas pour autant perdu, rejeté par le monde
chrétien, il va être sauvé par des moines qui recopient dès le 6ème
siècle après JC des manuscrits anciens et surtout par les astronomes
du monde arabe qui vont recueillir l'héritage grec en même temps
que celui des indiens.
L'Almageste était truffé d'anomalies mathématiques et astronomiques
auxquelles Ptolémée ne prêtait aucune attention ou qu'il a dissimulé
volontairement. Sa philosophie reposait sur le principe que si l'on
croyait assez fort en une chose, on pouvait en ignorant le reste
en démontrer l'existence : théorie assez étonnante…
Pour finir nous pourrons dire que Ptolémée fut probablement le
plus génial compilateur de l'Antiquité. Il fut un très grand géographe
mais en revanche il ne fut qu'un piètre astronome. Il fallut attendre
plus de 1400 ans pour voir arriver Copernic et son système héliocentrique.
Le système héliocentrique
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Equateur céleste et ecliptique
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