Mais revenons à des constellations plus classiques. Tournez-vous maintenant
vers le Nord-Est, ce 15 Avril, vers 22 heures 30 : vous reconnaitrez
sans peine notre vieille copine, la Grande Ourse. Au Printemps,
le manche de la casserole est tourné vers le sol.

Dubhe est l'étoile la plus brillante de la Grande Ourse
et elle est située à 142 années- lumière
de la Terre. Dubhe est en fait une étoile double. De l'autre
côté de la Grande Ourse, Mizar et Alcor, situées
dans la poignée de la casserole, sont des étoiles
assez complexes. Les anciens astronomes arabes se servaient de ces
deux étoiles pour tester leur acuité visuelle : de
bons yeux parviennent à nettement distinguer Alcor et Mizar.
Si vous avez une mauvaise vue, vous ne verrez que Mizar. Dans un
télescope, on se rend compte qu'il existe une troisième
petite étoile, qui forme un couple de Soleils avec Alcor.
Ce sont des étoiles binaires situées à 80 années-lumière
de nous.
Alcor et Mizar à l'oeil nu, puis dans l'oculaire
d'un télescope
On retrouve également dans la Grande Ourse plusieurs galaxies
importantes, répertoriées dans le catalogue élaboré
au XVII ème siècle par Charles Messier : M51, M101,
M106, M108, M109; mais il faut un bon télescope et un ciel
bien pur, dénué de pollution lumineuse, pour bien
les voir.

Outre ces galaxies, la Grande Ourse contient également une
nébuleuse planétaire, c'est à dire le cadavre
d'une étoile qui est aujourd'hui morte, réduite à
l'état d'étoile naine blanche, après avoir
expulsé dans l'espace son enveloppe gazeuse que vous pourrez
apercevoir avec un bon télescope qui vous montrera son aspect
très aprticulier qui lui donne son nom : la Nébuleuse
du Hibou, également recensée dans le catalogue de
Charles Messier sous le numéro M97. pour bien voir ses deux
grands yeux sombres, il faut disposer d'un télescope d'au
moins 254 mm de diamètre. Avec un télescope plus petit,
vous ne verrez qu'une petite tache floue, bien éloignée
du magnifique cliché ci-dessous, réalisé par
Marc Sylvestre
(comme d'hab').
M97
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